Original content, feels like fanfic
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Draco (Chapitre 2 – deuxième partie)

 

Putain quel mal de crâne ! Il s’est passé quoi hier ? Je ne me rappelle de presque rien. Des mouches qui dansent ? Un sidecar à Manhattan ? C’est quoi ce bordel ? Hep, cerveau, tu crois que c’est le bon moment pour me faire le coup des énigmes ?

Le soleil pique aux yeux. Pour une fois qu’on le voit celui-là, il fallait que ce soit ce matin.

Une bouche de métro. Je m’y engouffre. Le glissement de l’escalator n’est pas compatible avec l’état de mon estomac. J’essaie de faire bonne mesure, mais ça rate pas. Juste en arrivant sur le quai, c’est un truc vraiment pas ragoûtant qui sort de ma bouche. Quoique si, ça ressemble un peu à du ragoût en fait. Je regarde désolé les quelques témoins de la scène à qui je viens de gâcher une partie de la matinée, fais demi-tour et m’enfuis dans les couloirs pour retrouver l’air libre. Heureusement que je n’ai pas non plus gâché les chaussures de quelqu’un. Sauf peut-être un peu les miennes.

J’erre quelques minutes dans ce quartier que je connais comme ma poche mais qui pourtant me semble étranger ce matin. Et mes souvenirs de la soirée qui refusent de revenir.

Un carton bouge devant l’entrée d’un magasin encore fermé.
Je m’arrête une seconde.
Non, ce n’est pas moi qui perd l’équilibre, le carton bouge vraiment. Il commence à se soulever.
Il bondit et se tient droit devant moi.

Il est grand. Il a de longs cheveux noirs en queue de cheval. Un petit bouc légèrement pointu sur le menton. Des yeux fous. Une peau très pâle. Et… Et du sang sur les lèvres ?

En me voyant il pousse un petit cri qui semble se vouloir menaçant. Il garde la bouche ouverte quelques secondes, montrant des canines un peu proéminentes et tâchées de rouge, elles aussi.

Non, vraiment, il est pas content.

 

— C’est de ta faute !
— Ah… J’étais donc avec toi hier soir ? Ça explique peut-être cette drôle de gueule de bois. T’as quand même pas essayé de me sucer ?
— Tais toi ! Tout est de ta faute ! Tu m’as fait boire de ce poison dont vous raffolez, vous les humains ! Regarde dans quel état tu m’as mis !
— Ben quoi, c’est pas la première fois que tu bois un verre.
— Rahhhh !

Je soupire. Au moins, ça m’aide à reprendre mes repères.

— Bon. Il s’est passé quoi hier soir ? Y a eu un problème ? Désolé, mais mes souvenirs de la soirée restent un peu flous.
— Le Prince des Ténèbres a essayé de me contacter ! Mais je n’ai pu lui répondre par ta faute. Le lien psychique trop ténu à cause de l’ivresse ! J’ai perdu le contact et beaucoup d’énergie vitale. L’aube pointait. Il était trop tard pour rentrer chez moi ou chez une de mes goules. Je n’ai pas eu le choix ! Puis j’ai dû trouver refuge ici pour me protéger des rayons du soleil.

Je vois alors qu’il tient dans sa main un rat mort et lui aussi maculé de sang. C’est peut-être pas le bon moment pour lui faire remarquer que nous sommes en plein jour et qu’il n’est toujours pas tombé en poussière.

— Et il te voulait quoi le Prince des Ténèbres au juste ?
— Toi et moi ! Il nous attends tous les deux à HQ dans deux jours !
— Ah… Ce Prince des Ténèbres là ! Je vois… (Michael me regarda un peu perplexe) Bon ben, on va peut-être pas traîner alors. T’as cinq heures pour faire tes valises et me retrouver chez moi.

S’il pouvait aussi retrouver un peu ses esprits, au moins le temps du trajet, ça m’arrangerait. Des fois, je me dis qu’il faudrait vraiment que quelqu’un ait une vraie conversation avec Michael et lui explique que les vampires ça n’existe pas. Mais pas moi. La dernière fois, c’est pas eux qui ont dû se le farcir pendant plusieurs jours complètement dépressif et limite suicidaire.

Draco…. et Michael

 

(à suivre)

Inspiration: FD

Source photo: JW

Auteur(s)

Français exilé à l'autre bout du monde, DavidB écrit. Il n'écrit pas toujours très bien, mais qu'importe, le but est d'écrire. Il fait aussi d'autres trucs parfois.

MetaStructure est un de ses plus vieux projets. Débuté au début des années 2000, il fut maintes fois interrompu, repris à zéro, recommencé. Mais il ne veut pas disparaître, alors mettons-le sur le web au lieu de le laisser dans des cahiers de notes et des fichiers .doc sur des disques durs.

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